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| histoire |
| Dès
l'époque préhistorique,
les forêts des plateaux de Poitiers et de
Châtellerault ont toujours attiré l'homme. Pendant des siècles,
les forêts ont fourni nourriture, outils et refuge aux hommes. Des
pierres taillées, des haches, des couteaux, des pointes de flèches
ont été découverts sur la commune ainsi que des dolmens,
comme au lieu-dit "Jolines". En
1880, suite à d'importants défrichements au lieu-dit "Rijoux",
un propriétaire ramassait des pierres taillées à
pleins paniers. |
A
l'époque gallo-romaine, quand l'homme
s'est fait laboureur, il a bâti des villages et a fait paître
ses troupeaux dans les forêts. De nombreux hameaux actuels, situés
sur le pourtour ou dans les clairières de l'ancienne forêt
de la Noé, existaient déjà aux premiers siècles
de notre ère. Une
villa gallo-romaine, la "villa Vangolia" au lieu-dit "Vangueil",
construite sur les coteaux dominant l'Ozon, est citée dans le cartulaire
de Saint Cyprien en 996 et 1020. Les
prospections aériennes, souvent utilisées en archéologie,
permettent de retrouver les traces d'anciens sites, en relevant les endroits
où les cultures de céréales ne poussent pas de la
même manière. Ainsi, au lieu-dit "la Haute Brachetterie",
un sanctuaire, d'une superficie de 6400 m², a été relevé
dans une prairie et en fait un des plus vastes connus dans l'ouest de
la France, ou bien encore, une villa gallo-romaine repérée
au lieu-dit "la Grange Carrée". Autour de l'église
Saint-Georges, des sarcophages, dont la datation remonterait au VIème
siècle, ont été retrouvés. |
| L'époque
médiévale
fut marquée par la christianisation du territoire.
L'église Saint-Georges fut construite au XIIème siècle.
C'est en 1124 qu' Isembaud de l'Etoile fonda le monastère et plus
tard Isaac de l'Etoile rendra célèbre l'abbaye. Elle sera
rattachée à l'ordre de Cîteaux en 1145. On y observe
alors un essor foncier et économique remarquable. Entre 1150 et
1250, l'abbaye cistercienne est entièrement construite avec une
église abbatiale et des bâtiments conventuels. Les donateurs
sont nombreux et généreux à offrir argent, terres
cultivables et forêts à la communauté religieuse.
Les
moines de l'abbaye se mirent à défricher les landes et créent
plus tard des métairies, comme celle au lieu-dit "la Marnière". |
Sur
le plateau, situé sur les communes d'Archigny, Chenevelles et La
Puye, s'étendait une importante forêt de chênes, la
forêt de Noé (son nom apparaît en 1245). Ce fut un
des grands centres métallurgiques de l'ouest de la France. C'est
en forêt ou en proximité que s'installèrent les artisans,
d'où des noms de hameaux bien particuliers, "la Forge"
et "la Forge Audouard". Une
autre activité s'est développée sur la commune, à
la fin du Moyen Age, celle de la verrerie. |
La
guerre de Cent Ans et l'arrivée du Prince Noir en 1356 à
Châtellerault apportent pillages et destructions dans les campagnes.
Pendant plusieurs années, des bandes armées pillent et brûlent.
Les places fortes d'Angles-sur-l'Anglin, de Châtellerault, de Chauvigny
et de La Roche-Posay tombent aux mains des Anglais. Les paysans abandonnent
la culture du sol pour se réfugier dans des lieux fortifiés
comme ceux des lieux-dits "l'Aâge", "Marsugeau",
"la Talbardière" ou "Vangueil". Entre 1346
et 1370, plusieurs famines et disettes amenèrent de graves épidémies. |
A
l'époque de la Renaissance,
le Poitou connaît une nouvelle ère
de paix et de prospérité. L'agriculture fait de grands progrès
techniques et matériels. Les paysans se remettent à défricher
les landes et les terres abandonnées. Le Poitou est considéré
comme le grenier à grains du pays. Mais lorsque surviennent les
guerres de religion, la région n'est pas épargnée.
Les catholiques et les protestants règlent leurs comptes dans la
campagne châtelleraudaise. En juillet 1569, l'abbaye de l'Etoile
est saccagée. Certains hameaux sont abandonnés après
avoir été incendiés. C'est le cas pour la ferme de
la "Fosse à Mahaie", située au milieu des brandes
du lieu-dit "Trainebot" ou du village de "la Bornachière"
près du lieu-dit "Rijoux". Suite
à cette période, de nombreux propriétaires de terres
agricoles sont ruinés. Le clergé, qui possède de
nombreuses terres, a beaucoup à faire en reconstruisant ses églises
et ses abbayes. Les paysans sont découragés et vivent dans
la misère. Sur la commune, l'impôt de la dîme, qui
sera aboli en 1789, est prélevé, à raison de 1/10ème
sur les récoltes des fermiers et des paysans, de la façon
suivante : la moitié revenait à l'évêque de
Poitiers, un quart à celui du seigneur de Monthoiron et le dernier
quart aux moines de l'abbaye de l'Etoile. Les granges à dîme
étaient situées aux lieux-dits "Marsugeau" et
"l'Aâge". |
Au
XVIIème siècle,
certains paysans partent défricher les terres des nouvelles colonies,
comme ce fut le cas pour l'Acadie. Après avoir été
chassés par les Anglais, et suite au traité de Paris de
1763, les français d'Acadie reviennent dans la région. Le
marquis Pérusse des Cars lance des grands travaux de défrichement
et de construction de maisons sur la Ligne Acadienne. Seules quelques
familles réussiront à s'y installer. |
Suite
à la Révolution Française, sont vendus comme biens
nationaux l'abbaye de l'Etoile et ses dépendances, les biens du
clergé et ceux des nobles émigrés. |
Au
XIXème siècle,
la population, qui vivait majoritairement grâce aux métiers
liés à l'agriculture, comptait, en 1820, 2300 habitants.
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Au
cours du XXème siècle,
avec la première guerre mondiale, de 1914-1918, qui fit 68 tués
ou disparus parmis les jeunes habitants de la commune, et celle de 1939-1945,
la population a diminué. |
Pendant
la seconde guerre mondiale, le territoire de la commune fut coupé
par la ligne de démarcation. En représailles d'actions menées
par les résistants, des hameaux furent incendiés par l'armée
allemande. Lors de cette période, la commune d'Archigny a accueilli
des habitants de la commune de Freistroff en Moselle. Aujourd'hui, les
deux communes sont liées d'amitié et entretiennent des relations
étroites. |